PORTFOLIO
Ce portfolio est un espace de présentation
J’ai choisi de recourir à des cas pratiques fictifs pour illustrer mon travail de rédacteur institutionnel et la manière dont j'aborde chaque situation.
Cas pratique - FICTIF n°1 : Une Agence Régionale de Santé (ARS) est accusée par un journal d'investigation
Contexte
L’Agence régionale de santé (ARS) est citée pour “inaction” présumée.
Fenêtre critique : dix jours.
Objectif : préserver la crédibilité institutionnelle, sans fragiliser la tutelle ministérielle.
Nature de la commande : communication institutionnelle de crise.
Délai : 48 heures.
Livrables attendus :
Note d’arbitrage stratégique (2 pages)
Éléments de langage (1 page)
Réponse écrite à une objection médiatique (≈ 250 mots)
Assurer une prise de parole maîtrisée et juridiquement sûre, démontrant :
la réactivité de l’État sans empiéter sur le champ de l’IGAS ;
la cohérence entre ARS, préfecture et ministère ;
la continuité du service public au bénéfice des habitants.
Le travail a consisté à :
identifier la ligne de crête entre devoir de transparence et obligation de réserve ;
hiérarchiser trois scénarios de communication (anticipation / attente / sur-réaction) ;
recommander une stratégie d’expression factuelle, adossée à la chronologie institutionnelle (rapport IGAS attendu le 18 mars, audition parlementaire le 20).
Objet: Position de l'ARS avant la publication du rapport de l'IGAS
Trois scénarios ont été analysés :
- Communication factuelle avant le 18 mars
- Silence total jusqu'à la remise du rapport
- Communication anticipée sur les conclusions possibles de l'IGAS
Recommandation : Retenir le scénario 1 - une communication informelle, factuelle et maîtrisée, centrée sur la coopération avec l'IGAS et la mission de service public.
"L'ARS reste concentrée sur l'exécution de sa mission de coordination de l'offre de soins et sur la mise en oeuvre rapide des recommandations de l'inspection."
Commande
Préparer des éléments de langage opérationnels à destination de la direction générale, du préfet et du cabinet ministériel, dans un contexte de crise institutionnelle : enquête IGAS en cours, pression médiatique et politique, nécessité de sécuriser la prise de parole sans anticiper les conclusions officielles.
Objection : "L'ARS savait et n'a rien fait"
La vocation des ARS est double : piloter la politique de santé publique et l’offre de soin sur un territoire. A ce titre, ces agences sont en contact étroit avec les 274 établissements de santé implantés en région Grand Est. Au total c’est une population de 5,5 millions de personnes qui sont couvertes par l’offre de soin sur ce territoire. A ce stade, l’ARS n’est pas en mesure de dire s’il y a eu un manquement dans le recueil d’information ou si c’est la qualification de ces informations qui a fait défaut.
L’inspection IGAS en cours devra se prononcer sur ce point.Quelle que soit l’issue des travaux en cours, nous nous engageons à mettre en œuvre les mesures recommandées à l’issue du rapport.Dès que nous serons en mesure de le faire, nous communiquerons le détail de ces dispositionsDans l’intervalle, notre rôle et notre engagement restent intacts au service des établissements , des praticiens et des patients.